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Recherche et syndrome du bébé secoué

dessin enfant

Avril 2017  20 Minutes

Des chercheurs américains ont mis au point un test sanguin à pratiquer sur les nourrissons, permettant de détecter les conséquences du syndrome du bébé secoué. Le prélèvement sanguin permet d’identifier une hémorragie intracrânienne aiguë « provoquée par un traumatisme crânien non accidentel », comme l’explique une étude américaine publiée  dans JAMA Pediatrics.

Baptisé « BIBIS », ce test repose sur la combinaison de trois biomarqueurs et mesure le niveau d’hémoglobine, la protéine qui porte l’oxygène dans le sang. Son efficacité a été démontrée sur un panel de 599 enfants. Dans 90 % des cas, le test, qui utilise une quantité infime de sang, a détecté correctement les cas d’hémorragies intracrâniennes aiguës.

 

Limiter les séquelles

Bien plus que le diagnostic clinique. En effet, dans 30 % des cas, les médecins manquent d’éléments pour attribuer un syndrome de bébé secoué. Les signes évocateurs sont des vomissements, de la somnolence, une difficulté à se réveiller ou un manque d’interactions avec l’entourage, mais encore faut-il que ces informations soient communiquées par l’entourage.

La prise de sang pourrait donc être généralisée en cas de doute du médecin. Une fois l’hémorragie intracrânienne aiguë identifiée, elle pourrait être localisée par un scanner cérébral. Plus l’enfant est traité rapidement, moins il aura de risque de souffrir de graves séquelles ou, plus tard, de difficultés dans son quotidien, notamment sur l’apprentissage. Entre 150 et 200 cas de bébés secoués seraient recensés chaque année en France.

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